Quand on arrête de fumer, on arrête de jeter de l’argent par les fenêtres (Rappelez-vous la boîte à gros craquage…), mais pas seulement !

Globalement, on entre dans une autre logique : on prend plus soin de nous, de notre santé, de nos proches, et parfois aussi de notre matériel !

Pourquoi ? Parce qu’on comprend mieux que chaque acte de la vie quotidienne implique des enjeux à long terme. Et qu’en agissant (même un tout petit peu), on peut essayer de dessiner un futur plus serein !

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un mode de consommation assez original, Freecycle!
Alors je vous vois venir, vous allez me dire, quel est le rapport avec l’arrêt du tabac ?
Bien vu, il n’y a pas de lien direct ! Mais force est de constater qu’au bout de 9 mois d’arrêt, je ressens beaucoup moins la nécessité de parler du tabac. Il faut bien avouer que la cigarette est sortie de ma tête. En revanche, j’ai envie de vous faire partager plein d’autres choses…Je crois que vivre sans tabac, c’est laisser de la place à d’autres centres d’intérêt ! Alors, je vous raconte tout ?

Il y a quelques mois, -alors que j’étais en plein sevrage-, j’ai quitté mon studio pour emménager chez mon Jules…Et je me suis retrouvée avec ce canapé dont je n’avais plus besoin. Pas moche vous voyez, mais pas beau non plus. Ni clic, ni clac, un peu défraîchi par la lumière, mais toujours « en état de s’asseoir ».

Bien évidemment, j’habitais au 4ème sans ascenseur, et je n’avais pas de voiture pour le mettre à la déchetterie.

Pas envie de l’abandonner sauvagement dans la rue, ni l’intention de le vendre : il m’aurait fallu trop de temps, et pour en tirer quoi ? 10 euros ? L e mieux c’était encore de le donner, mais à qui ? Emmaüs sans voiture pour le transporter ? Et s’ils le refusaient ? Vous l’aurez compris, ce canapé m’embarrassait plus qu’autre chose.


Et puis on m’a parlé de Freecycle
et là, tout est allé très vite. J’ai posté une annonce décrivant le bien que je cédais, et le jour même je recevais plus de 10 réponses, plus enflammées les unes que les autres par ce canapé (que moi j’appelais affectueusement : « ma croûte »).
Un peu déroutée devant cet afflux d’enthousiasme, j’ai appliqué la règle du premier arrivé, premier servi, et d’un coup de mail magique, j’ai fait une étudiante heureuse. Elle est venue le lendemain avec son copain pour emporter mon canap vers des horizons lointains.


Plutôt pratique Freecycle, non ?
Il s’agit d’un mouvement fondé en 2004 par un écologiste américain et qui s’est construit grâce au web communautaire. Il fonctionne comme un réseau d’entraide fondé sur le don et la demande d’objets. Freecycle s’évertue à appliquer la règle des 3 R : réduire, réemployer et recycler.
L’objectif de la démarche est d’éviter de jeter, de réduire l’achat et de décourager la surproduction inutile.

Ce n’est pas une association mais juste un groupe de personnes qui essayent de consommer de manière plus « intelligente».
En favorisant les dons, on limite le risque de transformer les milieux naturels en décharges et on encourage l’économie solidaire sur internet.

Plus important : en donnant un objet dont on n’a plus l’utilité, on fait un heureux qui récupère quelque chose dont il a vraiment besoin.


Comment ça marche concrètement?
Le principe est simple: vous vous inscrivez sur le site Freecycle.org, en sélectionnant votre lieu d’habitation. Vous accédez ainsi à une liste de diffusion Yahoo qui vous permettra de recevoir dans votre boite mail tous les dons et les recherches d’objets dans votre localité. Vous pouvez aussi faire vos offres. Ceux qui sont intéressés par votre bien vous répondent et c’est vous qui déciderez qui pourra venir le chercher.
Une seule règle : tout doit être gratuit, légal et pour tous les âges !
Le site explique d’ailleurs non sans humour qu’il va falloir trouver un autre moyen pour vous « débarrasser » de vos enfants turbulents…


Que donne-t-on ?
Et bien c’est large. Très très trèèèèèès large. Cela va du « paradis de la croûte » comme des poteries cassées par exemple, (oui moi aussi je m’interroge, mais croyez-le, elles ont trouvé preneur), à des voitures en état de marche, en passant par des caisses de transport pour chat, de la vaisselle, des meubles, de l’électroménager, des places de concert, des invitations pour des salons etc.


Qui répond aux annonces de dons ?
N’importe qui ! Vous, moi, la voisine, des gens dans la précarité ou pas, et pas mal d’associations.


Le concept vous parait intéressant ?
N’hésitez plus et allez faire un petit tour sur leur site !
A Lyon, le groupe est très actif, il l’est moins à Grenoble par exemple. Donc si vous souhaitez trouver d’autres sites dans le même esprit, jetez donc un œil à donnons , recupere ou recupe !

Et pour louer des objets détenus par des particuliers (comme une ponceuse, une caméra etc), essayez Zilok ou e-loue, c’est toujours plus économique que d’acheter des objets pour les laisser dormir des années dans vos placards !


Vous l’aurez compris, le seul bémol à tout ça,
c’est qu’on ne peut pas échanger son addiction au tabac contre une vie saine, ou donner ses kilos superflus à quelqu’un d’anorexique…
Et non, pas si simple ! Mais pour vous accompagner, il y a la communauté de ce modeste blog, alors lancez-vous ! Vous trouverez des gens preneurs pour lire vos messages, vous soutenir, et vous accompagner sur le chemin d’une nouvelle vie, parce qu’ils parlent la même langue, celle des ex-fumeurs !



Crédits Photos: Freecycle, Ann!ck via Flickr

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