Quand chuter n’est pas sombrer…

J’ai arrêté totalement de fumer depuis bientôt dix mois, comme ça sur un coup de tête, parce que mes copines avaient pris la décision bien mûrie de le faire quelques mois plus tôt alors que moi je ne voulais pas. Ce jour-là, je voulais leur prouver que moi aussi je pouvais arrêter et je l’ai fait sans aucune difficulté et sans aucune compensation…
Mais ce n’est pas de ça dont je voudrais parler. Il y a un peu plus d’un mois, j’ai voulu retenter, juste tirer une taf, comme ça par plaisir, peut-être parce qu’à cette période je fréquentais un gros fumeur (la fumée m’envahissait et s’infiltrait en moi). Alors lors d’un diner entre amis (des fumeurs), j’ai négligemment subtilisé la cigarette d’une amie pour tirer et, malgré le goût dégueulasse que ça m’a laissé dans la gorge, j’ai plutôt apprécié ce moment !

Le lendemain, je partais fêter le nouvel an au Portugal avec une non-fumeuse mais lors de la soirée du réveillon, j’ai eu une envie subite de fumer, les envies ça ne se contrôle pas toujours. J’ai d’abord taxé une cigarette avec un semblant de portugais, que je ne parle pas. Cette première cigarette a été un vrai plaisir, à tel point que quelques heures plus tard, j’ai eu envie de remettre ça. Ma raison ne m’a pas calmé et l’envie étant trop forte, j’ai pris mon courage à deux mains et quelques euros pour acheter un paquet de cigarettes… et je n’étais pas honteuse, non. J’en ai fumé quelques unes lors de cette soirée et encore quelques autres durant mon séjour, comme si, parce que le paquet était là, il fallait le finir.

En rentrant à Lyon, j’ai laissé la moitié du paquet restant dans mon sac à main, reprenant le cours de ma vie, et oubliant totalement que j’étais retombée dans le clan des drogués le temps des vacances. Jusqu’au jour où sortant un soir et prenant ce dit sac à main, me revoilà une cigarette à la bouche : cette fois-ci, non par envie ou plaisir mais plutôt par obligation (le paquet est là, il faut bien le sortir et fumer une cigarette). Bref, ça n’a pas duré, le dégoût est vite réapparu au bout de la deuxième cigarette et le paquet est retourné aux oubliettes.

Cela fait maintenant un mois que le paquet dort et je n’y repense qu’aujourd’hui. Mon paquet sera donné ce soir à une de mes copines fumeuses mais je ne sais toujours pas au moment où j’écris si je serai à nouveau tentée de fumer une cigarette ce soir.

Mais peu importe, j’ai certes chuté une, deux voire trois fois mais je n’ai pas sombré et je ne pense pas redevenir un jour à nouveau fumeuse !

source photo: Jonathan Menet

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