Reprendre la cigarette, puis reprendre la motivation pour arreter de fumerFût un temps où je venais user ma plume sur ce blog. Et puis il y a eu la rechute … puis le silence de la honte … enfin, le meaculpa.

Aujourd’hui je reviens pour parler des regrets. De ceux qu’on a après avoir « correctement » repris, oublié les bonnes résolutions, retrouvé son rythme de croisière … Souvent l’ex-fumeur regrette la cigarette, les moments qui y sont associés et pense qu’en reprenant il sera libéré de cet état. Et bien non, l’ex-ex-fumeur aussi a des regrets. Ce sont ses souvenirs d’un bout de vie sans tabac qui donne l’espoir d’un arrêt définitif.

Voici donc ce que je regrette :


  • Les regrets Physiques : Cette sensation que quelqu’un avait écrasé un mégot au fond de ma gorge alors que je dormais m’avait presque quitté. Je me réveillais alors avec une gorge saine, une respiration normale (loin du mode DarkVador). Je ne me demandais plus si la douleur que j’avais dans la poitrine était dûe à la cigarette que je venais d’éteindre (puisque je ne l’avais pas allumée). Fini la psychose, bonjour la sérénité.

  • Les regrets Moraux : Mon deuxième arrêt fût moralement très très dur. Je pleurais sans raison. Mais à l’inverse, lorsque j’étais heureuse, je le vivais tout aussi pleinement. Je regrette aussi ces moments de plénitude, comme si rien ne pouvait m’atteindre. Parce que j’avais réussi à arrêter de fumer, je pouvais tout réussir. Peut-être n’ai-je pas su en profiter ?

  • Les regrets Sociaux : Plus de trépignement au bar, au resto ou au sein d’un groupe de non-fumeur. Plus de honte à demander « On peut fumer chez toi ? » ou à dire « Bon ben moi j’y vais parce que j’ai de la route (et que je m’en grillerai bien une) ». Et surtout, ce que je regrette le plus, ce sont les encouragements des gens. Parfois maladroites mais toujours sincères, je regrette leurs bonnes paroles qui me faisaient tenir une minutes, une heure, un jour de plus.

  • Les regrets Financiers : Je n’en ai pas tant que ça. Je regrette juste de ne pas avoir fait de Boîte à gros craquage plus tôt. Elle m’a aidé à ne pas reprendre tout d’un coup et à surveiller ma consommation, sûrement qu’elle aurait pu m’aider à ne pas abandonner.



Tout ça pour dire à celles (et ceux) qui vivent mal leur arrêt, ne pensez pas à ce que vous regrettez de la cigarette mais à ce que vous regretteriez en reprenant. Un praticien m’a dit qu’il y avait les raisons pour arrêter et les raisons pour ne pas reprendre. Écrire ces raisons et les garder avec moi aurait été judicieux. Pourquoi n’essayeriez vous pas cet exercice ?


Allez, fini les regrets pour moi. Le mal est fait, allons de l’avant et commençons à se préparer pour le troisième essai :) Bon courage à tous !




Crédits Photos: LGR Photography via Flickr / Regret Sinks In.

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